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Mathilde Colo

Traductrice du chinois

Membre de l’Association des Traducteurs Littéraires de France, indépendante depuis 2002

La traduction est un merveilleux prétexte pour passer mes journées à écrire…

S’il n’y avait eu l’orthographe, j’aurais certainement étudié les lettres. Mais meurtrie de ne pas comprendre ses règles -et surtout ses exceptions* , accumulant les notes négatives en dictée et les « points en moins pour l’orthographe » toute ma scolarité, je décidais que si les livres étaient mes meilleurs amis dans le secret de ma chambre, la langue française elle, était faite pour m’humilier.

L’art de l’écriture : la langue chinoise

Sans en être vraiment consciente, j’ai gardé l’écriture au centre de ma vie grâce à un chemin de traverse : l’écriture comme art graphique, et avec la langue la plus éloignée possible de la grammaire française ! Grâce à des études d’histoire de l’art à la Sorbonne et de chinois aux Langues Orientales, je me suis plongée dans cet univers d’une richesse infinie qu’est l’écriture chinoise.

La langue chinoise me débarrassait de l’épineuse question de la grammaire et la remplaçait par une philosophie naturaliste, la logique du contexte, et l’enchantement de tracer des milliers de traits, de courbes, de points pour donner vie à des concepts.

Une année comme libraire à la Librairie le Phénix à Paris a fait naître le rêve de relier l’amour des livres et celui de la langue… et de devenir traductrice littéraire !

Taiwan

Et puis le voyage… sortir de l’ethnocentrisme parisien pour devenir une étrangère face à l’implacable nationalisme culturel chinois. Devenir l’autre fait tellement de bien ! Je suis tombée amoureuse de Taiwan, l’île rebelle, l’île bannie de la communauté internationale, la douceur de ses habitants et la rudesse de ses typhons. Être chez moi ailleurs a rendu insignifiante la notion de frontière…

Après deux années de fac à la National Taiwan University, j’ai commencé à travailler comme journaliste au ministère taiwanais de l’Information, puis comme traductrice pour ministère de la Culture et le Musée National du Palais à Taipei. Mon métier de traductrice a démarré en 2001.

Dix ans plus tard, plus que jamais confortée dans la pertinence de ces chemins de traverse qui mènent à ce qu’il y a de plus essentiel en soi, je suis revenue en France et… à l’écriture.

Traductrice en France

En traduction, il y a bien sûr les langues, mais tout autant ou parfois plus encore, il y a le domaine qu’on traduit. A Taiwan j’avais la chance d’être dans le domaine culturel : des sujets de société, des spectacles, des beaux-arts. De retour en France, j’ai dû prendre ce qui venait, et découvrir qu’un pan immense du métier de traducteur était fait de documents techniques, de contrats commerciaux ou d’expertises judiciaires. Pour toutes ces choses, je n’avais ni la compétence ni le goût.

Pour gagner ma vie, j’ai enseigné le chinois en entreprise, monté des journées de formation à la communication interculturelle franco-chinoises, accompagné des réfugiés à l’OMI ou à leurs rendez-vous hospitaliers… jusqu’au jour où une agent littéraire chinoise m’a proposé de traduire un roman. Un roman jeunesse. Un roman sur des loups. Il ne m’en fallait pas plus pour tout plaquer et me lancer dans l’aventure de la traduction littéraire, enfin !

Rêve d’Alpha est publié en 2012, il ne rencontre aucun succès faute d’être distribué en librairie. La maison d’édition chinoise me confie quelques bouquins beaux-arts, l’agent littéraire parle de moi aux Editions Fei qui m’appellent pour le très beau roman graphique, un lianhuan hua dans la tradition chinoise du début du XXè siècle : Quatre femmes, de Wang Shu hui.

Un roman jeunesse, puis un roman graphique se déroulant dans la Chine ancienne… l’éditeur suivant, Dargaud, a entériné ma spécialisation en me proposant une série de mangas d’arts martiaux !

L’école d’écriture

Traduire des livres, c’est écrire. Indéniablement. Tout comme j’étais incapable de faire des traductions techniques en mécanique ou en pharmacie car ces domaines m’étaient totalement inconnus, et même si j’étais passionnée de littérature, il m’a fallu me rendre à l’évidence que si je voulais traduire des livres, je devais apprendre comment on les écrit !

En 2014, je participe à mon premier stage chez Aleph Écriture et six ans plus tard je continue à me former dans leurs ateliers. Chez Aleph j’ai non seulement trouvé des réponses techniques sur la construction d’un récit, l’épuration du style, le roman, la nouvelle, le scénario, etc. afin d’être pertinente dans mon travail de traductrice, mais j’ai aussi retrouvé mon vieil amour pour l’écriture. Débarrassée des dictées de l’école, mon orthographe largement guéri grâce aux centaines de livres lus, et aux correcteurs orthographiques des traitements de texte, j’ai renoué avec ce plaisir de créer des personnages, de les faire évoluer dans le secret de mes mots, de faire naître des idées qui ne me seraient jamais venues à l’oral…

Plus je participais à des ateliers d’écriture littéraire (que je distingue des ateliers d’écriture thérapeutiques ou récréatifs, les ateliers Aleph, puis les miens, visent à développer des techniques littéraires dans le but de produire des textes partageables si ce n’est publiables, et dépassent la simple envie de se faire du bien en écrivant – plaisir qui n’en reste pas moins présent voire moteur, et heureusement!), et plus j’avais envie de partager à mon tour cette découverte fondamentale :

Non, l’écriture n’est pas réservée à une infime poignée d’élus possédant la maîtrise innée de la plume qui ne peut être qu’un don ! Non ! Écrire ça s’apprend, comme danser, jouer de la clarinette, sculpter ou peindre… et on peut, avec du travail, devenir un bon écrivain, même amateur !

J’ai monté mes propres ateliers en 2018 à la Maison des Écritures de Lombez. J’ai créé et animé des ateliers réguliers et des stages thématiques et l’aventure se poursuit. Le pari de trouver des écrivains amateurs en plein Gers rural n’était pas gagné d’avance, mais depuis bientôt trois ans, c’est plutôt moi qui ai dû réduire le nombre d’ateliers par manque de temps…

Entre 2015 et 2020 j’ai écris mon premier roman qui est en recherche d’un éditeur. Il ne parle ni des livres ni de la Chine ni de la traduction… mais d’une autre rencontre de l’altérité : les chevaux. (Présentation dans l’onglet Textes)

Les livres font de ma vie un voyage sans terminus, et l’écriture lui donne l’acuité d’un regard d’aigle à chacune de ses escales.

*Pour toutes celles et ceux qui ont vécu (et vivent peut-être encore) ce drame d’être nul en orthographe, je conseille l’excellente petite vidéo La Faute d’Orthographe… quelques minutes pour se décomplexer !

Témoignages…

Ayant fait appel à ses services pour des traductions pour le magazine Taiwan aujourd’hui d’articles parus dans la presse taiwanaise, ainsi que pour la rédaction de dépêches de presse pour notre site Taiwaninfo, c’est avec plaisir que nous recommandons Madame Mathilde Wu pour le sérieux et la qualité de son travail.

Lih-lin Chern

Rédactrice en chef, Taiwan aujourd'hui

J’admire votre français. Ah! si je pouvais avoir un aussi bon chinois…

Lisette Lu

Musée national du Palais, Taipei

J’ai beaucoup appris de votre part

Lisette Lu

Musée national du Palais, Taipei

Merci beaucoup pour ton efficacité et ta qualité de travail

Catherine Chang

Ministère de la Culture 文建會

J’ai lu ta traduction, c’est vraiment impeccable !

Catherine Chang

Ministère de la Culture 文建會

謝謝您的高工作效率及細心 !

唐雅萍,帝門基金會 Yaping Tang

Fondation Dimen DEA